Il y avait 48 ans, exactement …

 

 

 

L'affiche de l'événement

Gérard Barray et Claude Carliez, de cape et d'épée !

C’est l’histoire de D’Artagnan… ! Non, c’est l’histoire de retrouvailles ! … Mieux que ça, c’est une belle histoire tout simplement.

Notre ami Pierre Monier, à la tête du club des «Mousquetaires Murois» dans la région lyonnaise, filleul de Gérard Barray au sein de la Confrérie des Mousquetaires d’Armagnac  a eu la géniale idée, avec le concours de la Fédération Nationale d’Escrime, de la Ligue de l’Académie d’Escrime de Lyon, sans oublier tout plein d’autres bonnes volontés, de réunir pour trois jours de vrai bonheur, celui qui est resté dans nos souvenirs le d’Artagnan de nos rêves d’enfant,

 

Gérard Barray

et son professeur

Claude Carliez

 Président de l’Académie des Armes de France,
 qui lui a dévoilé tous les secrets et les arts de l’épée.

 

Voici donc le récit de ces trois journées ensoleillées, remplies de bonne humeur, de surprises et d’émotions ! (cliquez sur tous les mots ou groupes de mots soulignes, y compris dans les titres de paragraphe)

Vendredi 12 juin à 14 h 30, aéroport Saint-Exupéry de Lyon …

« Qui nous aurait dit, il y a quelque quarante ans, que nous nous retrouverions ainsi ! »

En prononçant ces mots, à sa descente d’avion, Gérard Barray se jette affectueusement dans les bras de son ancien maître d’armes, Claude Carliez. Les deux compères sont tellement heureux de se retrouver si longtemps après !

Claude, venu de Paris en train, porte un long étui contenant ses épées, donnant le ton aux heures à venir. Déjà, chez Pierre, l’initiateur de toutes ces festivités, on s'échange des des anecdotes ! Gérard et Claude retrouvent très vite la complicité qui les a toujours liés comme s’ils s’étaient quittés la veille, sous le regard attendri de Teresa, Mme Barray …

Réception officielle …

Les héros du moment se rendent ensuite à Pérouges où ils s'installent à l’Hostellerie de la Place du tilleul, sur l’invitation gracieuse de la famille Thibault, propriétaire des lieux depuis des générations. Monsieur le Maire,  Paul Vernay, est là pour leur souhaiter la bienvenue.
 
Claude et Gérard, réalisez-vous que c’est dans ce même lieu que vous étiez hébergés lors du tournage du film en 1961 ?
   
Gérard, du haut du balcon de sa chambre qui domine toute la cité, nous salue de façon très chevaleresque et nous promet de sauter si nous lui amenons son cheval juste sous la fenêtre !

'l'Affiche du film projeté

Très vite commence la visite de la pittoresque cité médiévale. L'on s’amuse bientôt à deviner les endroits précis où les scènes du début du film ont été tournées. Non ! Tout le premier duel ne s’est pas exécuté sur la place du Tilleul mais également dans la rue des Princes et dans la belle maison des Princes de Savoie.

Le dîner rapproche tous les amis, juste avant la projection en plein air dela première époque de «les Trois Mousquetaires». Claude et Gérard ont la surprise de rencontrer des figurants. Merci à Madame Françoise Maréchal de nous avoir fait parvenir les clichés des principaux comédiens, pris en 1961.

Monsieur Jean-Pierre Palmigiani nous rappelle qu’à l’époque il avait 12 ans. Il avait apprivoisé un petit faucon crécerelle qu’il promenait sur son épaule. Il avait vite été repéré et enrôlé pour figurer un des jeunes sur la place. Il évoque Mylène Demongeot qui, intéressée par le petit rapace, venait souvent voir le jeune Jean-Pierre, « fan » de la jolie Milady ! Nous avons même son contrat ! : «artiste de complément». Cela ne s’oublie pas !

Nous récupérons d’un autre généreux visiteur une photo de tournage où Claude exerce Gérard et la souriante Constance Bonacieux du film : Perette Pradier (merci à monsieur Thierry Huet qui nous a fourni ce merveilleux document).

Claude et Gérard répondent très simplement à mes questions pour lancer le débat, et nous précisent qu’ils avaient commencé à travailler ensemble sur «Le Capitaine Fracasse» (1961). Ils nous décrivent leur joie à l’époque quand ils ont su qu’ils allaient renouer sur cette fresque de deux épisodes. Dans le film, ils ferraillaient l’un contre l’autre. Claude Carliez incarnait Bernajoux, la meilleure lame de Richelieu ! Gérard ajoutera fièrement et expéditivement : «Je l’ai tué !!!».

Une nostalgie nimbée de tendresse passe à l'évocation des comédiens disparus, tels Guy Delorme (surnommé affectueusement Guytou), Jacques Toja, «un partenaire merveilleusement sympathique» (lui aussi déjà rencontré sur «Le Capitaine Fracasse»), Henri Cogan, Robert Berri … «De bons copains» précisent nos deux bretteurs !

 N’oublions pas Jean Carmet ! A son propos, Gérard Barray relate deux anecdotes amusantes. Claude et lui se souviennent de l’affection très démonstrative qu’éprouvait un sanglier familier, dans un des nombreux châteaux du tournage à l’encontre de notre truculent Planchet ! Ensuite, Gérard se remémore la surprise joyeuse qu’il avait éprouvée, alors qu’il résidait en Guadeloupe, en voyant «débarquer» Jean à l’improviste, arborant une tenue d’explorateur. Il avait eu tout simplement envie de revoir son copain !

La soirée se termine par la projection en plein air de la première époque du film. : l’apparition de D’Artagnan, souriant, remontant la rue des Rondes de Pérouges est saluée par de chaleureux applaudissements. Sur un grand écran, les jeunes le découvrent, les aînées le revoient, émus ! On réalise encore mieux le travail du maître d’armes Claude Carliez qui nous a bien expliqué que chaque phase du duel était minutieusement préparée, répétée, exactement comme une chorégraphie.

Chacun repart avec le «Un pour tous, tous pour un» en tête et la musique martiale de Paul Misraki dans le cœur !