Il y avait 48 ans, exactement …

 

 

 

 

L'Institut Lumière

Déja dimanche !

Juste avant de quitter Pérouges, une charmante dame originaire de Hongrie révèle à Gérard que, grâce à ses films, elle est tombée amoureuse de la France et des Français, au point d’en épouser un ! Gérard est, rappelons le, une très grande vedette dans les pays slaves …

Tandis que Maître Claude Carliez mène un stage d’escrime artistique avec Maître Michel Olivier, Gérard, Teresa et sa “garde rapprochée” visitent l’Institut Lumière de Lyon. A cette occasion, ils font la connaissance de Monsieur Raymond Chirat, qui leur fait l’honneur de la bibliothèque-médiathèque, véritable trésor du cinéma qu’il a rassemblé avec son équipe. Monsieur Chirat, éminent spécialiste de notre 7e art, sortira la fiche filmographique « manuscrite » qu’il a établie sur la carrière de son visiteur le plus célèbre du jour ! Merveilleuse matinée découverte et merci à Moktar, notre guide talentueux, pour son intervention éclairée. Nous étions tous passionnés …

Le temps de retrouver Claude et ses escrimeurs, sans oublier la charmante Magali qui assurera la coordination entre les activités, de saluer de jeunes escrimeuses espagnoles qui n’ont pas hésité à faire 850 km pour rencontrer nos héros et nous voilà tous au cinéma Comédia pour une seconde projection de la première époque de «Les Trois Mousquetaires», séance suivie d’un débat. Les deux invités d'honneur se montrent généreux dans l'évocation des souvenirs de tournage, répondant l'un et l'autre spontanément à toutes mes questions et le temps nous manque pour faire le tour complet de leur carrière. Un ami personnel de Guy Delorme nous évoque «le méchant si sympa» qu'était ce merveilleux artiste.

Une soirée mémorable …

Tous pour un, un pour tous !

Maître Pierre, comme le dit la chanson, qu’il fait bon chez vous !

Merci à vous deux, Pierre et Mireille, de nous avoir réservé la petite soirée intime qui terminera ce dimanche où nous aurons vu Gérard reprendre l’épée sous la direction de son premier maître d’arme : c'est qu'il a gardé de bons réflexes, notre mousquetaire ! Claude de sabrer le champagne et nous tous de dévorer le délicieux gâteau souvenir.

Ce n'est qu'un au revoir …

Festival off ! Le lundi est le jour des adieux. Les escrimeurs sont déjà repartis. Au moment de nous séparer, personne n’a envie de prendre de photos : les yeux sont bien trop brillants …

Nous recommencerons c’est sûr !

Un immense merci à toi, Pierre. Tout n’a pas toujours été facile à organiser, mais tu es superbement parvenu à mener ton projet jusqu’au bout.

Merci, enfin, à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à ce que cet hommage à nos deux amis si complices ait été une vraie réussite ! Nous en respirerons longtemps son affectueux parfum d’amitié.

Textes de Donatienne et Pierre Monier, mise en page de Christian Grenier

Merci à tous ceux qui nous ont fourni des photographies personnelles.

Le mot du héros

D´Artagnan !

Ce nom claquait dans ma tête comme un coup d´épée !

Je n´arrivais pas à trouver le sommeil.

Le héros de ma jeunesse? C´était moi !

Le rôle principal? C´était moi !

Le nom au-dessus du titre? C´était le mien !

Cet après-midi, j´avais signé le contrat qui faisait de moi le héros des «Trois Mousquetaires». Non, je ne dormirai pas cette nuit …

D´autres films suivirent et un jour je décidai de m´endormir sur des lauriers qui, j´en étais convaincu, ne tarderaient pas à se fâner. Les années passèrent …

Au mois de Janvier 2009 Montauban, ma bonne ville et ses habitants me prirent dans leurs bras en me serrant très fort pour me dire que j´étais toujours là , dans leur souvenir et dans leur coeur.

Au mois de Juin de la même année, pour célébrer le 48ème anniversaire du tournage des «Trois Mousquetaires» à Pérouges, cette belle cité médiévale, son maire et ses habitants ainsi que mon maître et ami Claude Carliez me crièrent très fort qu´ils ne m´avaient pas oublié, alors que Mylène Demongeot et Perrette Pradier, mes partenaires féminines, me susurraient des mots remplis d´affection …

De jeunes escrimeurs de la Ligue d´escrime de l´Académie de Lyon ainsi que de moins jeunes, parfois beaucoup moins jeunes bretteurs, modestes ferrailleurs ou anciens champions , m´assurèrent que c´était à moi qu´ils devaient leur vocation…

Merci à tous de m´avoir ressucité. Et merci à toi, Saint-Pierre (il se reconnaîtra), de m'avoir permis de tutoyer les anges !

Gérard Barray