Montauban, la ville dont Ingres, Bourdelle, Michelet, Hugues Panassié et Gérard Barray sont les enfants

Le lycée Ingres dans les années 1930

Gérard a une tendresse profonde pour sa ville toute rose. Il l’exprime très spontanément: « Montauban , ma bonne ville, que j’ai aimée et que j’aime ! ».

Il y passe donc sa jeunesse, en partage avec Moulis  et Reynies.  Sa maman y dirige une maternité que bon nombre de Montalbanaises ont fréquentée.

L’ancien collège, Gérard le connaît bien. Il nous parle aussi, bien sûr, de son lycée Ingres ( qui, à l’époque, ne recevait que les garçons) et du lycée Michelet, réservé aux  jeunes filles. Le premier est devenu un collège et le second un lycée (mixtes bien sûr tous les deux !).

Le Café de l'Europe est toujours là, qui permet une halte à la sortie des cours, tout comme à l’époque où Gérard était un adolescent qui préparait son bac. Il est modernisé, mais garde sa terrasse et son charme d’autrefois: « Mon café de l’Europe ressemblait presque plus à l'ancien qu’au moderne »

"les Trois Mousquetaires" (1961)

La cathédrale Notre Dame de l’Assomption est là, non loin, qui abrite le grand tableau d’Ingres, sans doute le plus connu :

« le vœu de Louis XIII »

Gérard, qui a sans doute un jour  admiré cette peinture très académique (Ingres était un élève du peintre David)  ne réalisait sans doute pas que plus tard, par le truchement du cinéma, il aurait affaire à Louis XIII lui-même ! (Le roi des « Trois mousquetaires »!).

Descendons le Faubourg Moustier pour faire un pélérinage à la mémoire d’ Hugues Panassié, le pape du Jazz  que Gérard aura bien connu et que  lui aura présenté un de ses grands amis, Henri Soulié.

Le sculpteur Bourdelle

Si nous nous dirigeons vers le Tarn, nous nous retrouvons dans le quartier de Sapiac (dont une école primaire porte le nom « école Hugues Panassié ») et nous ne pouvons manquer le stade Vélodrome, « la fameuse cuvette,  où se déroulaient les courses de vitesse à vélo auxquelles j’ai si souvent assisté » et qui servait aussi de temple du rugby.

Remontons vers la ville pour admirer, au hasard des rues, les superbes sculptures de Bourdelle, les maisons typiques, de couleur ocre rosé comme celle, avec ses caryatides que nous découvrons en nous dirigeant vers le musée Ingres. Dominant le Tarn et le Pont Vieux, ce bel édifice-musée nous révèle des œuvres remarquables d’Ingres et de Bourdelle, deux célèbres enfants de la ville.

Animation sur la place Nationale

Regagnons le centre ville en passant devant le Centaure Mourant de Bourdelle et la vieille église Saint-Jacques. Nous voilà, par les petites rues, arrivant sur la place Royale, devenue Nationale, avec ses Arcades, ses cafés terrasses ses légendes (le mètre étalon qui servait aux drapiers pour mesurer leurs étoffes ou bien la croix où l’on pendait les condamnés…). Cette place est le lieu propice à des évocations historiques qui tombent à pic quand on compose un dossier sur notre d’Artagnan Français ! Non ?

Encore une rue et nous arrivons au théâtre Olympe de Gouges où en 1992 Gérard a donné son spectacle « Le héros de l’amour » dont il est l’auteur.

Un dernier coup d’œil sur le joli pont des Consuls ! Et il est temps pour nous de partir …

Merci à vous, Gérard, de nous avoir parlé de « votre ville » … Nous l’avons aimée nous aussi ! Nous n’avons sûrement pas tout vu et nous reviendrons !