FLAMMES SUR L'ADRIATIQUE

d' Alexandre ASTRUC

France, Yougoslavie, 1968

France, Yougoslavie, 1968, 100 mn, couleurs, sorti le 14-8-1968

REALISATION: Alexandre Astruc.

SCENARIO: Mesa Selimovic, Jean Curtelin, Vladimir Balvanovic.

DIALOGUE: Jean Curtelin (version française).

IMAGE: Jean-Jacques Rochut.

MUSIQUE: Pierre Jansen.

MONTAGE: Jacques Gaillard.

PRODUCTION: Films La Boétie, Studiofilm production.

 

INTERPRETES :

Gérard BARRAY ............................................................................ Michel Masic

Claudine AUGER ................................................................................... Mirjana

Antonio PASSALIA ...................................................................... Serge Konrad

Relja BASIC ................................................................................ Cpt. Popovitch

Raoul SAINT-YVES .............................................................................. Dr Basic

Tatjana BELJAKOVA ........................................................................... Véronica

Branko SPOLJAR .............................................................................. un officier

…et Kandic MILOS, Zvonko LEPETIC, Muriz GRUCEDVIC, Sven BILHER, Milos KANDIC

 

COMMENTAIRES: Nous sommes en avril 1941, en ce qui s’appelle alors la Yougoslavie. Des officiers de marine gagnent leur bâtiment «Le Zagreb ». Parmi eux, le lieutenant mécanicien Michel Masic (Gérard Barray), patriote dans l’âme, et son co-équipier, le canonnier Serge Konrad (Antonio Passalia).

   Le destroyer quitte la côte dalmate. Le commandant de bord, sans doute très optimiste, se refuse à croire qu’Hitler attaquera son pays. Pourtant, le lendemain, des avions de la Luftwaffe bombardent le bateau sans sommation. A bord, on compte des morts et des blessés et l’axe médian de la machine principale est tellement endommagé que le Lieutenant Masic n’envisage même pas la réparation et se rend à terre pour récupérer une pièce de remplacement.

  Il y fait la connaissance, lui réquisitionnant sa voiture, de Mirjana (Claudine Auger), une jeune femme terrorisée par les événements ; son père a été exécuté par la Gestapo le matin même. Elle aide Michel à transporter la pièce. Celui-ci regagne le navire pour s’apercevoir qu’en son absence, les moteurs ont été imprudemment remis en marche. Il est évidemment en colère, d’autant plus que l’attitude ambiguë de certains de ses supérieurs, notamment celle du capitaine Popovitch (Relja Basic), le choque.
 
  Arrivent de nouvelles et surprenantes consignes de l’Amirauté: « Le Zagreb » et tout son équipage doivent se placer sous les ordres de l’armée allemande, tout résistant devant être exécuté. Michel, ne pouvant accepter une telle capitulation, rappelle à son commandant le plan prévu en cas de défaite: rallier Malte et l’armée britannique. Le commandant ne veut toutefois rien entendre …

  Michel, refusant de se plier aux exigences germaniques, décide alors d’organiser un plan secret pour mener, malgré tout, « son » bateau jusqu’à Malte et le mettre au service des Alliés. Mais le capitaine Popovitch, découvrant le complot, gifle le courageux lieutenant et le fait arrêter avec ses compagnons. Le bateau, désarmé, est livré aux autorités allemandes, le drapeau yougoslave abaissé au profit de celui à la croix gammée. Tout l’équipage, débarqué et manu militari, est conduit en garnison sous haute surveillance. Quant à Michel, il est condamné à mort et doit être exécuté le lendemain.
  Le commandant réalise alors que le Capitaine Popovitch est un nazi. Quant à Serge, qui avait refusé par inconscience du danger, de se joindre à lui, il réussit à entrer en contact avec Mirjana. Le jeune canonnier, ne pouvant se résoudre à abandonner son ami, réussit à monter dans la nuit sur le « Zagreb » et à rejoindre Michel. Il lui permet de s’évader et envisage de saborder le bateau !

  Il se met à la tâche, vite rejoint par Michel qui a refusé de s’enfuir. De son côté, le commandant a su réunir ses troupes. Dans la pénombre de la nuit, tous ce petit monde se glisse le long de la côte pour tenter l’impossible !

  Michel et Serge, retrouvant le sens de l’amitié, réussiront à sauver « leur bateau » des mains de l’ennemi en ouvrant les vannes pour que l’eau s’y engouffre. Au petit matin, Mirjana, impuissante et bouleversée, ne pourra qu’assister à l’explosion du navire et au sacrifice suprême des deux courageux officiers.

  Racontant une belle histoire d’hommes, ce film n’a toutefois pas rencontré le succès espéré.  Alexandre Astruc a choisi de le tourner de façon particulière ; il aurait fallu certainement une plus grande envergure dans les prises de vue …

  Gérard Barray confiera : « Je me suis merveilleusement bien entendu avec Alexandre Astruc, mais quelle drôle d’idée d’avoir confié la mise en scène d’un film de guerre à l’inventeur de la caméra-stylo. Je le revois enroulé autour du pied de sa caméra comme un boa s’enroule autour de sa proie. »

  Dommage, le thème abordé est intéressant, viril et bien joué. On reconnaît la belle Claudine Auger, au milieu de comédiens yougoslaves, ce film étant une co-production franco-yougoslave tournée sur les côtes de l’Adriatique avec le concours de la marine nationale de l’époque.

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(Ed.1.1: 28-1-2008)

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