SURCOUF, LE TIGRE DES SEPT MERS

(Surcouf, l'Eroe dei sette mare)

Italie, France, Espagne, 1966

 

 

Italie, France, Espagne, 1966, 98 minutes, couleurs

REALISATION: Sergio Bergonzelli.

SCENARIO: Georges De la Grandiere, Jacques Séverac, José Antonio de la Loma, Georges Farrell.

IMAGE: Juan Gelpi.

MUSIQUE: Georges Garvarentz.

CHANSON: Noël Roux, Georges Garvarentz, interprétée par .les Compagnons de la Chanson.

MONTAGE: Jean-Michel Gautier.

DECORS: Juan Alberto Soler.

COSTUMES: Roman Galatayud.

SON: Pietro Spadoni.

EFF-SPECIAUX: John P. Fulton, Antonio Parra.

CASCADES: José-Luis Chinchilla.

SCRIPT: Isabel Mula.

MAQUILLAGE: Vittorio Biseo.

CONSEILLER ARTISTIQUE: Roy Rowland.

AST-REALISATEURS: Tony Fuentes, Antonio Di Paola.

DIR-PRODUCTION: Valentin Sallent, Luigi Nannerini, Franco Sormani.

PRODUCTEUR DELEGUES: Francisco Balcazar, G. Ge la Grandiere

PRODUCTION: Augustus Films, Argo Film(Rome), Edic(Paris), Producciones cinematografica Balcazar(Barcelone)

 

INTERPRETES :

Gérard BARRAY .................................................................................... Surcouf

Frank OLIVEIRAS ................................................................... Nicolas Surcouf

Geneviève CASILE .................................................... Marie-Catherine Blaise

José Maria CAFFAREL .......................................................................... Blaise

Antonella LUALDI ........................................................... Margaret Carruthers

Rossella BERGAMONTI ....................................................................... Louise

Armand MESTRAL .................................................................. capitaine Hans

Terence MORGAN .................................................................. lord Blackwood

Gérard TICHY ................................................ Kernan, le second de Surcouf

Vidal MOLINA ........................................................................ André Chamblay

Georges RIGAUD .................................................... le ministre de la marine

Monica RANDAL ................................................ Joséphine de Beauharnais

Aldo SAMBRELL ......................................................................... La bombarde

Gonzalo ESQUIROZ ............................................................ capitaine Toward

Tomas BLANCO .......................................................... le gouverneur Malartic

 

  … et Alberto CEVENINI, Virgilio TEXEIRA, Ivano STACCIOLI, Luis BARBOO, Victor ISRAEL, Francisco TUSET

SUJET : Gérard BarrayRobert Surcouf, de Saint-Malo, (Gérard Barray) fraîchement nommé Lieutenant de vaisseau, est amoureux de Geneviève CasileMarie-Catherine (Geneviève Casile) qu’il voudrait épouser rapidement pour l’emmener à Port-Louis, son lieu d’affectation. Malheureusement, le José Maria Caffarelpère de la demoiselle (José Maria Caffarel) s’y oppose. Surcouf part donc seul, après avoir promis à sa belle de revenir la chercher, une fois fortune faite.

  A Port-Louis, il fait la connaissance du costaud et truculent Capitaine hollandais Armand MestralHans(Armand Mestral). Mais un blocus anglais menace le pays non ravitaillé. Pour le forcer, Surcouf forme un équipage et grâce à sa ruse et à ses qualités de marin réussit là où les autres avaient échoué !

  Il prend d’assaut trois navires anglais. Il revient avec des vivres mais le gouverneur de Port-Louis lui refuse sa part du butin, pour lui et ses hommes. En rusant toujours, il réussit à regagner la France pour obtenir justice. Il retrouve d’abord sa fiancée ; plus que jamais, il veut l’emmener. Celle-ci hésite et finit tout de même par se décider. Mais Vidal MolinaAndré Chamblay(Vidal Molina), un trouble associé de Blaise, qui a des vues sur la jeune fille la fait enlever. Surcouf l’attendra en vain et se sentira trahi !

  Le voilà à Paris, où il séduit une belle anglaise, Antonella LualdiMargaret (Antonella Lualdi), pourtant fiancée à Terence MorganLord Blackwood(Terence Morgan) .Mais surtout, grâce à l’intervention de Monica RandallJoséphine de Beauharnais(Monica Randal), il obtient satisfaction auprès du Ministre de la marine(Georges Rigaud) et devient capitaine corsaire de la frégate « La Confiance ». Il écume les mers avec son fidèle second Gérard TichyKernan (Georges Tichy).

  Devenu un corsaire que tout le monde redoute, sa tête est mise à prix ! Il arraisonne le bateau amiral anglais, y retrouve Margaret mariée à Lord Blackwood et se résigne à épargner la vie de ce dernier.

  Un jour il apprend que Marie-Catherine ne l’a pas trahi et découvre le sinistre rôle joué par André Chamblay. Toutes voiles dehors, il reprend la mer pour Saint-Malo ...

  Toutes voiles dehors, il reprend la mer pour Saint-Malo. Il arrive juste à temps pour empêcher le mariage que l’on impose à sa fiancée de toujours .Après une bagarre musclée, il élimine Chamblay et gagne ainsi le bonheur auprès de sa blonde …

 

COMMENTAIRES : Le magazine Le film Français publie pour son numéro « spécial festival de Cannes 1962 » une double page imaginée par Jean Mascii, fameux affichiste de l’époque, où les affiches de cinéma avait encore une âme. Celle-ci annonce de manière tonitruante un « Surcouf, prince des corsaires », que doivent produire Lux et CCF.

   Brandissant son sable au clair, qui découvre-t-on ? Jean Marais ! Quelques tractations, rebondissements, et réorganisations plus tard, c’est finalement Gérard BarrayGérard Barrayqui va incarner le célèbre corsaire français de l’aire napoléonienne .

  Le comédien se souvient de l’annonce de sa participation au tournage : « Lorsque la presse annonça que j´allais jouer le rôle de Surcouf, la famille s´inquiéta de ce que j´étais beaucoup trop souriant pour interpréter ce personnage ».

  Si l’acteur principal a changé, il faut savoir qu’il y eut aussi un imbroglio au niveau du réalisateur. Co-production européenne oblige, le réalisateur doit être italien. Ce sera donc Sergio Bergonzelli. Ce sera lui, mais … uniquement sur les affiches et au générique. En réalité c’est Roy Rowland qui va mettre en scène cette fresque épique, pour deux longs-métrages. Il n’est, au générique, crédité que comme conseiller technique. Justice sera rendue sur les affiches pour l’exploitation américaine, où Roy Rowland retrouve sa place (mais en revanche Gérard Barray apparaît à peine, au profit de quelques noms anglo-saxons dont Terence Morgan; comme quoi le marketing s’arrange de tout !).

  Gérard Barray se souvient que Bergonzelli, venu une fois sur le tournage, « pour voir comment se passait la mise en boîte de SON film … », fut expédié du plateau avec pertes et fracas par Roy Rowland.

   Le choix du nom de Bergonzelli est d’ailleurs curieux, ce dernier s’étant fait connaître en Italie pour la réalisation de séries B érotiques; pas vraiment le même genre !

   Par ailleurs il faut noter que le film fut tourné en anglais, ce qui était pourtant aussi interdit dans le cadre des co-productions franco-italo-espagnoles.

  Enfin, Gérard nous a confié:

« Oui, les deux épisodes ont été réalisés simultanément, à Barcelone. Le tournage qui devait durer 3 mois, en a nécessité 6 . Le producteur espagnol habitué surtout aux ‘westerns spaghetti’ n’avait pas tenu compte que des voiliers se manoeuvraient beaucoup plus difficilement que des chevaux ! ».

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(Ed.1.1: 24-4-2008)

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