HELENA Y FERNANDA (Week-end pour Eléna)

de Julio Diamante

Espagne, France, 1971

 

Espagne, France, 1971, couleurs, 100 minutes

REALISATION: Julio Diamante.

SCENARIO: Julio Diamante.

DIALOGUE: Julio Diamante.

IMAGE: Juan Gelpi.

MUSIQUE: Georges Garvarentz.

MONTAGE: Maria Rosa Ester.

DECORS: Juan Alberto Soler.

DIRECTION de PRODUCTION: Antonio Irles.

PRODUCTION: René Thévenet, Gilbert De Goldschmidt, 16-35 Films, OCF Productions, Diagonal Films.

 

INTERPRETES :

Gérard BARRAY .......................................................................... Carlos Ferrer

Teresa GIMPERA ................................................................................... Elena

Valérie LAGRANGE ........................................................................... Fernanda

…et Helga BERLIN, Alberto DALBES, Eduardo FAJARDO, Juan JULIANA, Ralph NEVILLE.

 

COMMENTAIRES: Carlos Ferrer (Gérard Barray) est un riche industriel espagnol. Marié à Eléna ( Teresa Gimpéra ), il vit dans une confortable villa, au bord de la mer.

   Roger (Alberto Dalbes), son ami et associé, est souvent à ses côtés.

  On comprend vite que Carlos n’est pas un homme heureux. Déprimé, il consulte régulièrement des psychiatres. Son épouse, froide et ironique, le domine avec mépris.

  Invitée par la maîtresse de maison, voici qu’arrive Fernanda (Valérie Lagrange). Artiste talentueuse, jolie, élégante, elle a été « l’amie tendre » d’Eléna et n’accepte pas son mariage avec Carlos. Mais la richesse de l’industriel a tenté Eléna. La vie à trois s’organise tant bien que mal.

  Un jour, sur la plage, Elena se rend compte que son mari semble attiré par Fernanda. Elle en prend ombrage à tel point qu’elle lui fait une violente scène lors d’une soirée. Tous les invités rentrent chez eux mal à l’aise et Roger accompagne Fernanda à la gare.

  Mais celle-ci est maligne. Au lieu de prendre le train, elle revient à la villa en cachette et est témoin de la suite de la dispute des époux. Carlos est ivre ! Il frappe sa femme qui tombe à terre : elle ne bouge plus, elle est morte.

  Carlos est choqué. Fernanda le rejoint et prend les choses en main : elle suggère de faire disparaître le corps et de prendre la place d’Elena… Perruque, vêtements…elle se déguise si bien que l’on peut la confondre avec son amie. C’est dans ces moments là qu’elle avoue à Carlos son attirance pour lui.

   Les voilà partis ! Direction Biarritz… Tout se passe bien y compris au Grand hôtel où personne ne se doute de rien… Monsieur et Madame Ferrer sont là, comme d’habitude…

  Les choses vont cependant se compliquer. Un homme demande Elena au téléphone, une lettre, un rendez-vous donné… Elena avait donc un autre homme dans sa vie ! Carlos est déstabilisé. Fernanda, devenue Elena,  a une idée: elle va simuler une fugue et pouvoir reprendre ainsi sa véritable identité. Carlos pourra justifier de l’absence de son épouse et jouera le mari trompé.

  Il regagne donc sa villa, en Espagne, seul. Mais à son arrivée, il apprend qu’Eléna, de passage, a pris toutes ses affaires et renvoyé la femme de chambre accusée de vol de bijoux et de vêtements (ceux empruntés par Fernanda). De plus, un de ses clients lui affirme qu’il a rencontré son épouse quelques jours plus tôt !

  Carlos est très déstabilisé : Elena n’est donc pas morte ! Il traîne, ivre, dans les bouges du port. Au volant de sa voiture, il roule à toute vitesse sur la route qui longe la côte, et s’aperçoit qu’il est suivie par Elena. Pourtant, il la voit soudain sur la route, devant lui ! Elena est partout ! Fou d’angoisse, il fonce, rate un virage et se tue.

  Lors de l’enterrement de l’industriel, on comprend que les deux femmes et Roger sont complices. Ils ont réalisé le crime parfait. Parfait ? Non… Roger et Elena, qui sont amoureux depuis longtemps se retrouvent. Fernanda, le réalisant est folle de jalousie. Elle abat Roger, se livre à la police et dénonce Eléna. Finalement le crime n’aura profité à personne.

 

  Gérard Barray nous parle du film:

  « Je participai à ce film comme producteur comme je le fis pour ‘le Témoin’ et ‘the Summertime killer’. J’avais mis de grands espoirs dans ce film, réalisé par Julio Diamante, excellent metteur en scène, et professeur à l’Ecole du cinéma. Le film terminé, (nous l’avons financé comme des grands, René Thévenet et moi), je le présentai à Bernard Borderie avec qui j’entretenais des liens très amicaux. Raymond était le grand patron de la société Prodis. Il aima notre film et nous signa un excellent contrat de distribution sur lesquelles les banques spécialisées n’hésitèrent pas, comme il est coutume à nous avancer l’argent nécessaire au doublage, tirage des copies etc… Le jour de la première échéance, Raymond me convoque à son bureau. J’y cours avec le sourire satisfait de celui qui voit son travail récompensé. Je tombe sur un Raymond Borderie décomposé. Il m’annonce que sa société est en faillite. Mais combien allez-vous me donner, Raymond ? Rien…J’étais ruiné.

  En France le film deviendra ‘Week-end pour Elena’, titre aussi ridicule que sa sortie au Studio Publicis. »

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(Ed.1.1: 2-2-2008)

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